Henri Bon, Essai historique sur les épidémies en Bourgogne (1912)
“ La maladie durait rare-ment plus de deux à trois jours; la plupart expiraient subitement et pour ainsi dire, sans avoir été malades. Celui qui était sain hier, aujourd’hui on le portait à la fosse; sitôt qu’une tumeur s’élevait à l’aine ou aux aisselles, on était perdu. On n’avait jamais entendu, jamais vu, jamais lu quedansles temps passés une telle multitude de gens eussent péri : le mal que les méde-cins nommaient épidémie semblait se propager à la fois par la contagion réelle et par rimagination. L’homme sain qui visitait un malade échappait rarement à la mort. ”
