Résumé

Nicolas Chervin Pétition présentée à la Chambre des Pairs pour demander la suppression immédiate des mesures sanitaires relatives à la fièvre jaune et à quelques autres maladies… (1843)

L'arfument le plus puissant que nous puissions employer contre les mesures sanitaires actuellement en vigueur, c'est de montrer aux peuples du Midi que ces mesures peuvent être complètement supprimées sans le moindre danger pour la santé publique ; c'est d'admettre librement dans nos ports, et sans aucune précaution, les provenances des pays où règne la fièvre jaune, et si au bout de quelques années ce fléau ne s'est point manifesté dans nos villes maritimes, ce fait seul parlera bien plus haut aux yeux des nations contagionistes que toutes les notes diplomatiques de nos légations du Midi.
Source : Gallica

Nicolas Chervin Pétition présentée à la Chambre des Pairs pour demander la suppression immédiate des mesures sanitaires relatives à la fièvre jaune et à quelques autres maladies… (1843)

Ils préfèrent conserver éternellement leurs dispendieux lazarets que de cherchera s'assurer s'ils sont réellement utiles, si le principe de leur existence est une réalité ou seulement une chimère, en un mot si la peste est contagieuse ou si elle ne l'est pas.
Quoi! lorsqu'un médecin n'a pas hésité à consacrer dix années de sa vie à voyager à ses frais dans les deux mondes, pour faire résoudre la question de la contagion ou de la noncontagion de la fièvre jaune, l'Europe ne fera rien pour éclairer une question analogue et qui n'est certes pas d'une importance moindre!
Source : Gallica

Nicolas Chervin Pétition présentée à la Chambre des Pairs pour demander la suppression immédiate des mesures sanitaires relatives à la fièvre jaune et à quelques autres maladies… (1843)

De là la terreur qui prédispose si fortement à la maladie, la perturbation dans les affaires, l'affaiblissement des liens sociaux et de familles, l'abandon des malades, en un mot, tous les maux que traînent à leur suite l'égoïsme et la peur , et dont la présence du choléra-morbus à Marseille, à Toulon, en Espagne et en Italie nous a donné naguère l'affligeant spectacle.
En temps d'épidémie, rien n'est plus funeste que la croyance en la contagion.
Source : Gallica

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