Résumé

Nicolas Chervin Examen des principes de l'administration en matière sanitaire… (1827)

M. le Directeur-général prétend qu'elle ne peut pas exister pour son collègue; que voir que la fièvre jaune n'est pas contagieuse, c'est ne voir que la négative d'un fait, ou ne rien voir. Tel est le singulier argument que M. de Boisbertrand oppose d'abord à M. Hyde de Neuville, et d'après lequel il semble ne reconnaître l'existence d'aucune vérité négative. Mais la non contagion du mal de dents, par exemple, n'est-elle pas une vérité universellement reconnue? Eh bien! elle ne repose cependant que sur des faits négatifs.
Source : Gallica

Nicolas Chervin Examen des principes de l'administration en matière sanitaire… (1827)

Il en est, suivant nous, des cas de transmission de la fièvre jaune comme des fantômes qui ne sont jamais vus que par ceux qui y croient; car toutes les fois que cette maladie a été observée dans le calme par des hommes éclairés, désintéressés et sans prévention, son caractère contagieux n'a plus été à leurs yeux que ce qu'il est réellement, une chimère.
M. de Boisbertrand dit que l'absence d'un fait dans une circonstance donnée ne suffira jamais pour infirmer l'existence de ce même fait dans une autre circonstance; et c'est ce que nous savons très-bien.
Source : Gallica

Nicolas Chervin Examen des principes de l'administration en matière sanitaire… (1827)

Or, si ces maladies sont contagieuses dans l'un et l'autre hémisphère, bien que l'identité dont parle M. de Boisbertrand ne soit point démontrée, pourquoi n'en serait-il pas de même de la fièvre jaune? Pourquoi cette affection formerait-elle une exception à la règle générale? Quant à moi, je suis, au contraire, convaincu que s'il est une fois démontré que la fièvre jaune n'est point contagieuse en Amérique, ce sera déja une forte raison pour croire qu'elle ne l'est pas non plus en Europe.
Source : Gallica

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