Commerce du Levant

Définition et enjeux

Henri Cons Précis d'histoire du commerce. Tome 1 (1896)

Le commerce du Levant se faisait principalement à Smyrne, à Alep, à Constantinople et à Alexandrie. La France, dans ces villes, luttait sans infériorité avec l'Italie, la Hollande et l'Angleterre. A Smyrne et à Alep, elle portait des piastres, des draps dits londrines, nin-londrines et londres, des bonnets, du papier, du verdet, de l'indigo et des étoffes de soie. Elle en rapportait des soies, des laines, du coton en laine et du coton filé, de la gomme, de l'agaric, du maroquin, des noix de galle, de la cire, de l'opium, des cuirs, des tapis, du savon.
Source : Gallica

Édouard Salvador Histoire commerciale, politique et diplomatique des échelles du Levant… (1857)

Le commerce des échelles du Levant est aujourd'hui concentré entre les mains d'opulentes maisons grecques et génoises établies depuis longues années à Marseille , qui leur sert de métropole et de point de départ, pour diriger, de là , les vastes et nombreuses succursales qu'elles possèdent à Kertsch, Sébastopot, Odessa, Taganrok , Kherson, Nicolaïef, Theodosia, jusqu'à Saint-Pétersbourg.
Source : Gallica

William Rey Autriche, Hongrie et Turquie, 1839-1848 (1849)

Jusqu'à la fin de l'autre siècle, et même jusqu'à la révolution grecque, le commerce avec l'Europe fut exploité au Levant par des Européens ou par leurs descendants appelés les Francs; chacun nouait de préférence des relations avec son pays natal, les envois pour Marseille et pour Londres étaient faits par des Français et par des Anglais, et même dans ce dernier cas exclusivement, par les membres de la Compagnie du Levant. On gagnait sur toute chose, et les retours en produits d'Europe étaient profitables, et n'excédaient pas ce que la Turquie pouvait
payer.
Source : Gallica

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