Bataille de Denain

Définition et enjeux

Portrait de Albert de La Fizelière Albert de La Fizelière Paris et Versailles il y a cent ans (1874)

Pas un ne savait son nom, mais chacun le reconnut à sa blessure, à son cordon bleu, et surtout à son aspect héroïque, pour l'un des victorieux de la mémorable bataille.
Alors vous eussiez entendu, dans un murmure universel et reconnaissant, retentir le nom de la bataille de Denain ; puis, dans un commun accord, chacun des spectateurs se levant, les mains tendues vers le major comme pour attester de l'orgueil national : « Vive le roi ! » cria-t-on de toutes parts ; et le major, d'un beau geste, remercia toute l'assemblée.
Source : Gallica

Dominique de Barral Étude sur l'histoire diplomatique de l'Europe de 1648 à 1791 (1880)

La France répondit par des levées en masse et par des contributions extraordinaires à l'appel de son souverain. Le Roi se montrait décidé à se mettre lui-même à la tète de ses troupes et à se faire tuer,
quand la victoire, comme émue par tant de sacrifices et de courage, vint couronner ces efforts : la bataille de Denain, brillamment gagnée par le maréchal de Villars, permit à la France de traiter à des conditions plus honorables.
Source : Gallica

Le Livre de guerre. (Mars.) (1874)

La bataille de Denain fut célébrée en France par d'unanimes acclamations ; elle avait sauvé notre indépendance nationale, car il y allait de notre existence! Elle préparait le traité d'Utrecht. La face des choses avait totalement changé, car si la paix n'était plus avantageuse, comme à Nimègue et à Ryswick, du moins elle n'était plus déshonorante, comme avant le glorieux défi, de Louis XIV, transformé en' éclatante victoire par le génie de Villars.
Source : Gallica

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