Résumé

Ch. Giraud La bataille de Denain et la paix d’Utrecht

Le principal objet du roi est d’empêcher qu’ils ne se rendent maîtres de Landrecies, et, si vous y réussissiez en attaquant le camp de Denain, vous y auriez honneur, et sa majesté serait très contente. Mais si, après toutes les réflexions que vous faites, Landrecies se trouvait pris, il semble que vous en prenez sur vous, l’événement et toutes les suites. Toutes vos lettres sont pleines de réflexions sur le hasard d’une bataille ; mais peut-être n’en faites-vous pas assez sur les tristes conséquences de n’en point donner, et de laisser pénétrer les ennemis dans le royaume.
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Ch. Giraud La bataille de Denain et la paix d’Utrecht

Pour ce qui regarde l’Espagne et les Indes, la succession de ces états, après le duc d’Anjou et ses descendans, doit descendre à tel prince dont il sera convenu par le traité, en excluant à jamais le reste de la maison de Bourbon... La France et l’Espagne sont donc maintenant plus divisées que jamais, et ainsi, par l’assistance de Dieu, il se trouvera une balance de pouvoir réellement établie en Europe, de manière à n’être sujette qu’à ces accidens imprévus desquels il est impossible d’affranchir entièrement les affaires humaines.
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Ch. Giraud La bataille de Denain et la paix d’Utrecht

Je revins aussitôt, dit Villars, à mon infanterie, qui était en bataille sur le chemin de Paris ; mais au moment que je la joignais, je vis l’armée ennemie qui courait sur l’Escaut en plusieurs colonnes. Le marquis d’Albergotti vint me proposer de faire des fascines pour combler les retranchemens de Denain. Eh ! croyez-vous, lui répondis-je en lui montrant l’armée ennemie, que ces messieurs nous en donneront le temps ? Les fascines seront les corps des premiers de nos gens qui tomberont dans le fossé.
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