M. le marquis de Vogüé

Résumé

M. le marquis de Vogüé Revue des Deux Mondes

Quant au maréchal, il n’était pas moins satisfait de son œuvre ; il ne doutait pas que le roi, lui aussi, ne saisit avec empressement la base de transaction qu’il avait obtenue. Son imperturbable optimisme avait repris le dessus, il avait retrouvé toute sa verve : retiré à Strasbourg, s’y montrant au bal, à la comédie, objet de l’empressement respectueux de tous, il eut vite oublié ses soucis. En adressant à Louis XIV l’ultimatum d’Eugène, il l’avait accompagné d’une longue dépêche dans laquelle il s’efforçait de démontrer que les termes en étaient acceptables.
Source : Wikisource

M. le marquis de Vogüé Revue des Deux Mondes

De part et d’autre, on fait assaut d’efforts, de promesses, d’intrigues : tout est mis en œuvre, la séduction, la menace, l’argent, la galanterie ; ce dernier moyen, auprès d’un prince léger et sensuel, semblait le plus efficace; Villars, comme tous les diplomates improvisés, s’en exagérait la valeur. Max-Emmanuel était aussi un ambitieux, et cette passion le tenait d’aussi près que l’autre : pour le moment, il avait l’ambition de commander seul l’armée impériale en Hongrie, et il ramenait tout à la satisfaction de ce désir.
Source : Wikisource

M. le marquis de Vogüé Revue des Deux Mondes

En trois jours de conversations conduites avec un art consommé, Eugène a percé à jour les espérances, les inquiétudes, les secrets mobiles de Villars, pesé sa force de résistance, mesuré les limites dans lesquelles il peut se mouvoir. Il croit pouvoir affirmer à l’empereur que le maréchal ne veut plus faire la guerre ; elle lui a donné tous les avantages et toute la gloire qu’il en pouvait espérer : il lui faut maintenant la gloire de faire la paix, l’honneur d’être le pacificateur de l’Europe. Mais il craint les courtisans de Versailles, qui ne l’aiment point
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature