Just-Jean-Étienne Roy

Résumé

Just-Jean-Étienne Roy Histoire du maréchal de Villars (1857)

Le même jour, le maréchal partit lui-même de Strasbourg à l'entrée de la nuit, passa le Rhin à Fort-Louis, et s'avança une lieue sur le chemin de Radstadt, publiant que le lendemain toute l'armée le suivrait. Mais dans la même soirée il repassa le Rhin et se rendit à Lauterbourg, où il avait fixé le rendez-vous de ses troupes.
Alors commença le véritable mouvement qu'il méditait. Il fit prendre la tête au comte de Broglie, avec quinze bataillons, mille grenadiers et dix-huit escadrons. Lui-même suivit avec quarante bataillons, marchant presque toujours à pied à la tête de ses soldats.
Source : Gallica

Just-Jean-Étienne Roy Histoire du maréchal de Villars (1857)

Au commencement de 1712, l'avenir le plus sinistre s'ouvrait pour Louis xiv. Le roi, déjà accablé par le poids des années et des malheurs, fut tout à coup éprouvé par les plus cruelles adversités. Une mort soudaine moissonna toute sa famille, pendant que l'ennemi renversait l'une après l'autre toutes les barrières qui défendaient le cœur du royaume. Rien n'est touchant comme l'entrevue de ce prince et du maréchal, au moment où celui-ci venait recevoir ses ordres pour la campagne qui allait s'ouvrir.
Source : Gallica

Just-Jean-Étienne Roy Histoire du maréchal de Villars (1857)

Le roi craignit d'abord que ce ne fût une embuscade, et parlait sans doute de se retirer, puisque le maréchal lui dit : « Il ne faut songer qu'à sortir de ce pas. La vraie valeur ne trouve rien d'impossible : il faut par notre exemple donner du courage à ceux
qui en pourraient manquer. » Aussitôt il charge avec tant d'ardeur qu'il ébranle les ennemis. Se voyant si vivement attaqués, ils fuient, et laissent sur le champ de bataille cinquante morts et trente prisonniers.
Source : Gallica

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