François de Catinat

Définition et enjeux

Édouard de Lalaing Histoire de François Michel le Tellier marquis de Louvois ministre de Louis XIV 1641-1691 (1881)

Catinat fit prévenir M. de Bulonde qu'il n'avait plus à s'occuper de la tranchée mais de choisir un bon poste pour recevoir l'ennemi. M. de Bulonde s'imagina que cet avis de ne pas s'inquiéter de la tranchée voulait dire, qu'il fallait lever le siège; il décampa donc le 28 de grand matin, et battit en retraite sur l'armée de Catinat,abandonnant non-seulement ses munitions, mais une soixantaine de blessés recueillis dans un couvent du voisinage.
Source : Gallica

François Puaux Vie de Jean Cavalier (1868)

Catinat, qui n'a pas entendu Mme de Pibrac, descend sur la place publique ; les bourgeois effrayés se pressent autour de lui ; il les rassure. « Si les Camisards viennent, je saurai les recevoir,» leur dit-il; pendant ce temps-là, Roland et Cavalier s'approchent de Sauve.
Quand ils en sont à une portée de fusil, ils entonnent avec leur troupe un psaume : c'est le signal qu'attend Catinat. « Bas les armes ! crie-t-il d'une voix tonnante, et vivent les enfants de Dieu!» A ces mots, la troupe couche en joue le peuple qui, saisi de terreur, ouvre les portes à Roland et à Cavalier.
Source : Gallica

François Puaux Vie de Jean Cavalier (1868)

Ce seigneur allait se mettre à table; il invite le faux lieutenant-colonel et deux de ses capitaines à dîner. Ils acceptent; Catinat est gai, jovial; il fait même le galant auprès de la jeune et belle Mme de Pibrac, qui s'amuse d'abord de ses propos, et puis s'en étonne : l'habit de son hôte est celui d'un gentilhomme, mais son langage est celui d'un rustre. Elle pressent qu'elle a à sa table trois Camisards; elle dissimule
habilement ses craintes, cherchant comment elle pourra se débarrasser de ses terribles convives
Source : Gallica

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