François Puaux

Élements biographiques

François Puaux Vie de Jean Cavalier (1868)

Catinat, qui n'a pas entendu Mme de Pibrac, descend sur la place publique ; les bourgeois effrayés se pressent autour de lui ; il les rassure. « Si les Camisards viennent, je saurai les recevoir,» leur dit-il; pendant ce temps-là, Roland et Cavalier s'approchent de Sauve.
Quand ils en sont à une portée de fusil, ils entonnent avec leur troupe un psaume : c'est le signal qu'attend Catinat. « Bas les armes ! crie-t-il d'une voix tonnante, et vivent les enfants de Dieu!» A ces mots, la troupe couche en joue le peuple qui, saisi de terreur, ouvre les portes à Roland et à Cavalier.
Source : Gallica

François Puaux Vie de Jean Cavalier (1868)

« L'Hermite a assassiné deux de nos frères, et l'on a empêché les autres de se joindre à nous, pour prier dans nos assemblées.
L'Hermite sera puni, dit M. de Vincel, mais que voulez-vous ?
Le rétablissement de l'édit de Nantes, le relèvement de nos temples, la liberté de nos prisonniers.
On dirait que tu es le maître, lui dit Cavalier d'un ton moitié ironique, moitié colère.
- Je le suis,» lui répond son farouche lieutenant. Il fait battre la générale et lui tourne le dos.
Cavalier se jette au milieu de ses soldats. « Frères, » leur crie-t-il.
Source : Gallica

François Puaux Vie de Jean Cavalier (1868)

Cavalier, comme s'il eût eu le pressentiment d'un grand danger, fit de vains efforts pour se tenir éveillé. Il s'endormit. Montrevel, qui, à force de vanité blessée, avait, ce jour-là, un éclair de génie militaire, s'avança à pas de loup vers les Camisards et lança, à fond de train, sur eux les dragons de Firmaçon commandés par Grandval. Ils se ruèrent sur les Cévenols, en criant : Tue! tue! Ceux-ci se réveillèrent en sursaut; le cri : Aux armes! retentit dans leurs rangs. Cavalier se réveille; un regard, jeté rapidement autour de lui, lui révèle la grandeur du péril qui le menace.
Source : Gallica

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