François Puaux, Vie de Jean Cavalier (1868)
“ Catinat, qui n'a pas entendu Mme de Pibrac, descend sur la place publique ; les bourgeois effrayés se pressent autour de lui ; il les rassure. « Si les Camisards viennent, je saurai les recevoir,» leur dit-il; pendant ce temps-là, Roland et Cavalier s'approchent de Sauve. Quand ils en sont à une portée de fusil, ils entonnent avec leur troupe un psaume : c'est le signal qu'attend Catinat. « Bas les armes ! crie-t-il d'une voix tonnante, et vivent les enfants de Dieu!» A ces mots, la troupe couche en joue le peuple qui, saisi de terreur, ouvre les portes à Roland et à Cavalier. ”
