Résumé

François Puaux Paroles prononcées dans le temple protestant de Mulhouse… (1864)

A côté de ces morts il y en a une qui diffère d'elles comme le calme diffère de la tempête; le mourant se retire peu à peu de la vie, sans efforts pour s'y rattacher ; il s'abandonne au courant du fleuve funèbre sans regrets pour ce qu'il quitte, sans crainte pour ce qui l'attend; il est doux envers la mort comme la mort envers lui ; il se laisse immoler comme un agneau, il s'éteint comme une lampe quand la dernière goutte d'huile est épuisée. — C'est cette mort que nous désirerions pour nous, nous direzvous?
Source : Gallica

François Puaux Paroles prononcées dans le temple protestant de Mulhouse… (1864)

Non, non, jamais celui qui a consumé ses jours dans l'incrédulité ou dans l'indifférence n'a donné à son heure dernière un pareil spectacle ; jamais son coeur n'a tressailli de joie; jamais sa figure pâle et livide ne s'est embellie
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des rayons du ciel, et de ses lèvres mourantes un cantique de délivrance ne s'est jamais échappé.
Rendons à Dieu ce qui appartient à Dieu, et proclamons sans hésiter qu'une religion qui ôte à la mort son aiguillon et au sépulcre sa victoire, n'est pas une religion inventée par les hommes; disons hardiment qu'elle ne peut venir que du ciel.
Source : Gallica

François Puaux Paroles prononcées dans le temple protestant de Mulhouse… (1864)

« c'est de cette manière que vous mourrez,» vous seriez dans un continuel tremblement, voyant sans cesse une épée de Damoclès suspendue sur votre tête ; ce n'est pas aussi le genre de trépas que je vous souhaite, pas plus que celui de l'homme qui jette des regards désespérés sur les biens qui ont fait sa joie et que la mort va lui ravir, pour ne lui donner en échange qu'un suaire et qu'un cercueil, sans même qu'un regard porté vers le ciel, ôte l'amertume de ce calice destiné à être bu jusqu'à la lie. Mourir ainsi, c'est être violemment arraché de la vie
Source : Gallica

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