François Puaux, Vie de Jean Cavalier (1868)
“ Sa troupe lui répond par des huées et par des cris, deux fois il essaye de se faire entendre, deux fois sa voix est couverte par des cris ; des pistolets sont dirigés contre sa poitrine. Un Camisard élève la voix : «Frères, vous traitez Cavalier comme s'il était un larron et un brigand ; il faut lui pardonner; s'il a mal fait dans le passé, dans l'avenir il fera mieux. » Les Camisards ne l'écoutent pas et poursuivent leur route; Cavalier les suit et tente un dernier effort au moment où il est couché en joue: « Qui m'aime me suive,» s'écrie-t-il; il prononce ces paroles les larmes aux yeux. ”
