Eugène Bresson

Élements biographiques

Eugène Bresson L'Orléade, poème épique en XIV chants… (1838)

Un cri sourd et sauvage Semblable au bruissement qui précède l'orage, S'échappe de sa bouche et fait cabrer deux fois Son coursier qui hennit et piétine à la fois. Mossewarts l'abordant, beau comme un lys de France, Qui, sous l'aile du vent s'agite et se balance, S'écrie : « O grand guerrier ! noble appui d'Albion, « Prépare à tout péril ton ame de lion ; « Car, tu vas pour braver ton audace et ta rage, « Trouver un ennemi digne de ton courage; « Dunois enfin, Dunois est le noble mortel, « Qui relevant ton gant accepte ton cartel. »
Source : Gallica

Eugène Bresson Passion et fanatisme, par Eugène Bresson (1835)

Il monte l'escalier, son coeur nage dans la joie, il triomphe, il va voir celle qu'il aime. Il entre.
A sa vue, Vestina rougit, et salue, en tremblant.
« Remettez-vous, mademoiselle, dit Camio en adoucissant les sons de sa terrible voix, remettez-vous , je vous en prie. Ma visite a peut-être lieu de vous surprendre ; mais un coeur comme le mien peut-il vivre long-temps sans être auprès de ses meilleurs amis : car, mademoiselle, je vous aime comme une vierge céleste, trop heureux si vous pouviez avoir la même opinion de moi, moi qui suis l'image du Christ sur terre. »
Source : Gallica

Eugène Bresson L'Orléade, poème épique en XIV chants… (1838)

D'Alençon irrité d'une fuite si prompte, Crie, en riant de rage : « O Talbot ! quelle honte ! « Est-ce bien toi qui fuis ! toi, l'honneur d'Albion ! « Toi qu'on nomme en tremblant le farouche lion ! « Ah ! quelle lâcheté ! Tu fais rougir la race ; « Prends le froc, misérable, et quitte la cuirasse. » Talbot entend ces cris ; en vain son poing nerveux Cherche à guider les bonds de son coursier fougueux ; En vain ses deux genoux, aussi durs qu'une enclume. Serrent comme un étau ses flancs remplis d'écume : L'animal haletant s'élance avec transport Vers les noirs bataillons que commande Bedfort.
Source : Gallica

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