Résumé

Eugène Bresson L'Orléade, poème épique en XIV chants… (1838)

Un cri sourd et sauvage Semblable au bruissement qui précède l'orage, S'échappe de sa bouche et fait cabrer deux fois Son coursier qui hennit et piétine à la fois. Mossewarts l'abordant, beau comme un lys de France, Qui, sous l'aile du vent s'agite et se balance, S'écrie : « O grand guerrier ! noble appui d'Albion, « Prépare à tout péril ton ame de lion ; « Car, tu vas pour braver ton audace et ta rage, « Trouver un ennemi digne de ton courage; « Dunois enfin, Dunois est le noble mortel, « Qui relevant ton gant accepte ton cartel. »
Source : Gallica

Eugène Bresson L'Orléade, poème épique en XIV chants… (1838)

« A moi, braves Anglais ! « Guerre et mort ? égorgez : guerre et mort, point de paix, « C'est le vaillant Talbot. » — Mais alors Glan-Tonnerre, Suivi de ses soldats et du vaillant Jaguerre, Au héros d'Albion montre un rempart de fer. Talbot rit de fureur ; soudain, plus prompt que l'air, Levant son bras armé d'une lourde massue, Pareil au Dieu vengeur, il gronde, il frappe, il tue. Les Français sont vaincus. — Plusieurs, épouvantés, Retournent dans leurs rangs à pas précipités; D'autres, plus courageux, méprisant sa furie, Meurent, la lance au poing, dignes de leur patrie.
Source : Gallica

Eugène Bresson L'Orléade, poème épique en XIV chants… (1838)

« Nobles et beaux enfans qu'a vu naître l'Isère ! « O vous que j'instruisis au grand art de la guerre , « O vous !... courez... volez... Savigny... vengez-moi ?
« Voici l'éternité Vive France... et le roi. »
Il dit, et sur sa bouche où l'audace respire, Semblable au son d'un cor, sa voix bruyante expire. Aussitôt les jumeaux au plus fort du danger, S'élancent avec feu, brûlant de le venger. Vaine ardeur ! car déjà la nuit aux flancs d'ébène Enveloppe en glissant la campagne lorraine, De longs nuages noirs aux contours spongieux, Ceignent en grandissant le vaste front des cieux.
Source : Gallica

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