Résumé

Georges Ozaneaux Erreurs poétiques de Georges Ozaneaux… (1835)

Par l'amour de la gloire arrachés au repos, Les Français à l'autel inclinaient les drapeaux.
De feuillage et de fleurs la croix était ornée, Et Renaud traversait la foule prosternée.
D'Aubusson, à cheval, et la lance à la main, D'un regard inquiet observe le chemin : Mais un désir ardent fermente dans son âme : C'est Jeanne qu'il veut voir, c'est Jeanne qu'il réclame.
Aux dangers, à la mort, il marchera content, S'il peut lire en ses yeux le destin qui l'attend, Si la vierge, au milieu des prières publiques, Laisse tomber sur lui ses regards angéliques.
Source : Gallica

Georges Ozaneaux Erreurs poétiques de Georges Ozaneaux… (1835)

Quelle main sous ces toits, où l'homme est libre encore, Porte le fer qui tue et le feu qui dévore?
Est-ce la main de ceux que vous nommiez vos rois?
Sous l'ombrage adoré de leur noble pavois, Nos moissons, à l'abri des guerres inhumaines, Pour la millième fois grandissaient dans nos plaines.
Valois s'est endormi dans la nuit du trépas, Mais son fils veille encore, et le Roi ne meurt pas.
Tout est là, tout, nos biens, notre langue chérie, Nos souvenirs, nos lois, notre honneur, la patrie!
Voilà votre chemin. Point de lâches traités, Ou la France avec moi va vous dire : « Arrêtez! »
Source : Gallica

Georges Ozaneaux Erreurs poétiques de Georges Ozaneaux… (1849)

Mais la vierge a paru, sans casque, sans cuirasse, Sans glaive : l'on s'élance à l'envi sur sa trace.
Jamais d'un son plus pur sa voix n'a résonné, D'un éclat plus divin son front n'a rayonné : Il exprime à la fois, incroyable mélange, L'ivresse d'un mortel et le calme d'un ange.
Tous ceux qu'a pu toucher un éclair de ses yeux Se redressent plus fiers et plus audacieux : La force est dans leurs cœurs : d'une main affermie, Ils attaqueraient seuls une armée ennemie ; D'un jarret plus nerveux ils pressent l'étrier, Et leur corps moins pesant bondit sur le coursier.
Source : Gallica

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