Résumé

Lucien Bonaparte Charlemagne, ou l'Église délivrée… (1814)

Quoi la haine ! la rage ! et toujours l'impuissance!.
Rien ne peut donc changer ni fléchir mes destins.
Je suis vaincu, bravé par de faibles humains ; Et pour comble de maux il n'est plus d'espérance!
Dieu puissant, je le sais, par le sang de ton fils Les mortels affranchis, Revêtissent au Ciel ma dépouille éclatante; Jusqu'à toi leur orgueil est enfin parvenu.
Jérusalem devient tous les jours plus brillante.
L'homme hérite du rang dont je me vois déchu.
VI.
44 La vengeance à jamais échappe de mes mains ; 44 Chaque moment détruit ma victoire première.
Source : Gallica

Lucien Bonaparte Charlemagne, ou l'Église délivrée… (1814)

Cet illustre vieillard suppliant pour l'enfance, Ces guerriers sans défense, D'un œil sec, d'un front calme attendant le trépas, Sans doute d'Armélie auraient domté la rage ; Mais l'heureuse Adelinde, et Charles dans ses bras Obsédent son esprit de leur funeste image,
XXXIV.
En faveur des captifs expliquant son silence, Au-devant de leur chef Rodamir s'est jeté.
44 Accepte ton pardon, reçois ta liberté, Dit-il ; et sur nos pas viens combattre la France." Le vieillard se dérobe à son empressement : —D'un lâche sentiment, Jeune et vaillant guerrier, me croirais-tu coupable?
Source : Gallica

Lucien Bonaparte Charlemagne, ou l'Église délivrée… (1814)

Charlemagne parti des remparts de Lutèce, Arrive aux pieds des monts ; la foule des guerriers Avide de combats, autour de lui se presse.
II.
Tous voudraient sans retard envahir l'Italie, Et gravir les sommets qui cachent à leurs yeux Ces plaines où jadis vainquirent leurs aïeux.
Approuvant des soldats la bouillante furie, Charles règle des chefs l'essor impétueux ; Assis au milieu d'eux, Il leur expose ainsi son dessein magnanime : Nos bras se sont armés pour la religion ; L'intérêt de l'Eglise est le seul qui m'anime, Et mon cœur est exempt de toute ambition.
Source : Gallica

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