L' Arioste

Résumé

L' Arioste Roland furieux. Tome 2 (1838)

Avec force, à la tête, il atteint Mandricard. Mais l'extrême courroux met l'adresse à l'écart; Se précipitant trop, de son fer qui s'échappe, Ce n'est pas du taillant, mais du plat qu'il le frappe. Si, sans tourner, l'épée eût fourni son essor, Les charmes n'auraient point gardé l'armet d'Hector. Mandricard, étourdi sous le glaive rapide, De sa tremblante main laisse tomber la bride, Et chancèle trois fois, près de quitter l'arçon, Tandis que Bride-d'or, ce coursier de renom, D'avoir changé de maître encor plein de tristesse, Tout autour du champ clos, l'emporte avec vitesse.
Source : Gallica

L' Arioste Roland furieux. Tome 2 (1838)

Le paladin rossent la plus vive fureur Qui jamais ait encor tyrannisé son coeur; Son poing du villageois soudain punit l'audace, Et, lui brisant le front, l'étend mort sur la place. Il se lance à cheval, et chemine au hasard, Frappant, incendiant, pillant de toute part. Son cheval, jour et nuit privé de nourriture, Succombe en peu de temps à la faim qu'il endure : Roland ne reste pas néanmoins sans coursier ; Mais, s'il en veut avoir, c'est toujours sans payer, Et, de leurs cavaliers homicide barbare, Autant il en rencontre, autant il s'en empare.
Source : Gallica

L' Arioste Roland furieux. Tome 2 (1838)

La vieille en ces guerriers croit trouver la terreur, Elle y trouve au contraire une indicible ardeur; Chacun d'eux, excellant dans l'une et l'autre joûte, Sur le double succès ne conçoit aucun doute. A l'égard de Marphise, il faut bien avouer Qu'au second de ces jeux elle ne peut jouer; Mais, d'après son courage, elle juge être sûre Que son glaive saura suppléer la nature. Le pilote répond, comme on l'en a chargé, Qu'il est, sur le vaisseau par ses soins dirigé, Beaucoup plus d'un guerrier que n'épouvante guère Ni le tournoi d'amour, ni la lutte guerrière.
Source : Gallica

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