Lodovico Ariosto

Résumé

Lodovico Ariosto,  Roland Furieux, tome 4 (1880)

“ Mais le Sarrasin ne tarde pas à le réveiller de ce lourd sommeil ; de son bras puissant, il lui enlace le cou et le serre avec une telle force, qu’il l’enlève des arçons, et le jette à terre.
Roger n’a pas plus tôt touché la terre, qu’il se redresse plein de colère et de vergogne. Il jette les yeux sur Bradamante. Il la voit si troublée de sa chute, que son beau visage pâlit et que la vie est prête à l’abandonner. Roger, désireux d’effacer promptement cette honte que Rodomont lui a fait subir, saisit son épée et fond sur le païen.
”
Source : Gutenberg

Lodovico Ariosto,  Roland Furieux, tome 4 (1880)

“ Roland le frappe au flanc droit, sous la dernière côte ; le fer, entré par le ventre, ressort d’une palme du côté gauche, ruisselant de sang jusqu’à la garde. C’est de la main du plus franc et du meilleur guerrier de l’univers que fut porté le coup qui mit à mort le chevalier le plus redoutable de tous les païens.
Le paladin, peu joyeux d’une telle victoire, se jette promptement à bas de selle, et, le visage troublé et plein de larmes, il court en toute hâte à son cher Brandimart. Il voit tout autour de lui la terre couverte de sang.
”
Source : Gutenberg

Lodovico Ariosto,  Roland Furieux, tome 4 (1880)

“ Si Roger s’afflige en silence et songe avec angoisse à la bataille que malgré lui il sera forcé d’accepter, sa chère femme pleure et se lamente, dès qu’elle a appris la nouvelle. Elle se frappe le sein, elle déchire sa chevelure dorée, elle meurtrit ses joues inondées de larmes. Elle multiplie ses plaintes et ses reproches ; elle appelle Roger ingrat, et traite son destin de cruel.
Quelle que soit l’issue du combat, il ne peut que lui être un sujet de douleur. Elle ne veut pas admettre que Roger puisse périr dans cette entreprise ; à cette pensée, il lui semble qu’on lui arrache le cœur.
”
Source : Gutenberg

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