Lodovico Ariosto, Roland Furieux, tome 1 (1880)
“ Ils pensèrent qu’ils apaiseraient Protée en jetant à la mer l’audacieux chevalier. Comme la flamme d’une torche se propage rapidement et arrive à enflammer toute une contrée, ainsi le dessein de jeter Roland à l’eau passe d’un cœur à l’autre.Ils s’arment qui d’une fronde, qui d’un arc, qui d’un javelot, qui d’une épée, et descendent au rivage. Par devant, par derrière, de tous côtés, de loin et de près, ils l’attaquent de leur mieux. Le paladin s’étonne d’une si brutale et si injuste agression, et de se voir injurier à cause de la mort du monstre dont il espérait tirer gloire et récompense. ”
