Albert Samain,
Revue des Deux Mondes
“ Écoutent dans la nuit parler de grandes voix. Tous ceux que visita la Douleur solennelle, Et que n’émeuvent plus les soirs ni les matins, Rêvent de s’enfoncer au cœur des vieux sapins, Et de coucher leur vie à leur ombre éternelle. Salut à vous, grands bois à la cime sonore, Vous où, la nuit, s’atteste une divinité, Vous qu’un frisson parcourt sous le ciel argenté, En entendant hennir les chevaux de l’Aurore. ”
