Armand Charlemagne, Timon-Alceste, ou le Misanthrope moderne… (1834)
“ La campagne m'ennuie comme tout le reste. La rosée du soir, c'est trop peu pour rafraîchir ta tête et la mienne ; le murmure des arbres qui jaunissent, ce n'est pas un digne écho à tes plaintes silencieuses; le ciel même, avec son bleu profond, avec toutes ses étoiles, avec sa paix ineffable, le ciel ne prend pas tant de place que ta pensée ; il n'est pas brillant, il n'est pas pur comme le rêve où se déroule ton ame. Fanny va toujours. Il y a une heure, il y en a deux qu'elle a quitté Ernest et Alexandre, et, si elle allait quelque part, elle y serait depuis long-temps. Fanny va toujours. ”
