Edmond Thy,
Apprentissage de la vie : avec une dédicace à la mort
(1861)
“ Je suis enfermé, mon cher André, dans je ne sais quel labyrinthe d'où je ne peux sortir. L'obscurité est complète autour de moi. Seulement, par hasard, quelque lueur trompeuse vient m'éclaîrer et disparaît aussitôt. Cela ne sert qu'à me montrer l'horreur de ma situation. Je vais à tâtons, — échouant à chaque pas contre des murs glacés. Ariane, Ariane! où es-tu? Mais je suis plaisant d'appeler une Ariane comme si j'y croyais encore. Hélas! il n'y a rien d'aussi beau qu'une fiction, c'est-à-dire — le néant ! En vérité je divague. Plains-moi, Besson. ”
