Eugène Giraud,
Mademoiselle Besson
(1879)
“ Un type, le commandant Besson. Grand, sec, nerveux, l'oeil haut, la face bronzée, bouclé dans une redingote étroite sur laquelle saillaient les hanches, une cravate à triple tour, noire et lustrée d'où émergeait un cou long et maigre, tel était l'homme dans son ensemble. Sa barbiche hérissée lui donnait à première vue l'air d'un dindon en courroux. Il épouvantait tout d'abord. Mais dès qu'on avait été admis dans son intimité, on ne pouvait s'empêcher de l'aimer, parce que sous cette enveloppe rude et dénuée de grâce, se cachait une âme loyale et foncièrement honnête. ”
