Besson

Définition et enjeux

Portrait de Eugène Giraud Eugène Giraud,  Mademoiselle Besson (1879)

“ Un type, le commandant Besson. Grand, sec, nerveux, l'oeil haut, la face bronzée, bouclé dans une redingote étroite sur laquelle saillaient les hanches, une cravate à triple tour, noire et lustrée d'où émergeait un cou long et maigre, tel était l'homme dans son ensemble. Sa barbiche hérissée lui donnait à première vue l'air d'un dindon en courroux. Il épouvantait tout d'abord.
Mais dès qu'on avait été admis dans son intimité, on ne pouvait s'empêcher de l'aimer, parce que sous cette enveloppe rude et dénuée de
grâce, se cachait une âme loyale et foncièrement honnête.
”
Source : Gallica

Portrait de Eugène Giraud Eugène Giraud,  Mademoiselle Besson (1879)

“ Pendant que François poussait l'un des battants du portail et qu'il regardait s'éloigner la voiture, avec cette curiosité béate particulière aux paysans, un éclat de rire de Mlle Besson, jeté au vent comme une trille de soprano, vint le tirer de sa
nonchalante rêverie. Et son oeil, terne comme celui d'un félin au repos, s'illumina soudain d'un éclair de haine féroce. Décidément, s'il adorait sa petite Berthe, il n'aimait pas Jeanne, ce vieux Chenu, car le juron qui s'échappa de ses lèvres indiquait bien l'état de rage où se trouvait son coeur.
”
Source : Gallica

Portrait de Eugène Giraud Eugène Giraud,  Mademoiselle Besson (1879)

“ Ce soir même, Mlle Besson dînait comme à l'ordinaire sous la tonnelle du jardin. Toute préoccupée de cette union dont quelques jours la séparaient encore, elle mangeait distraitement, du bout des lèvres, sans remarquer l'impatience fébrile avec laquelle la fermière la servait.
Ah ! c'est que la fête votive a des attraits irrésistibles pour ces paysans dont l'existence s'écoule dans un labeur incessant.
”
Source : Gallica

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