Les Tyrtéennes (1872)
“ Le franc-tireur est le bohème Du chassepot et du canon. Fidèle à la poudre qu'il aime, Elle est seule à savoir son nom. Il doit au ruisseau son baptême, S'il n'est né comme un d'Épernon. Il n'a vécu que par la France, Et pour la France jusqu'ici, La victoire est son espérance; La mort est son moindre souci. Qu'elle apporte la délivrance, Et sa voix lui dira : Merci! Si, dès nos premières défaites, La Germanie, ô francs-tireurs! Avait entendu vos trompettes Sonner sur toutes les hauteurs, C'est au bout de vos baïonnettes Qu'elle eût retrouvé nos vainqueurs. ”
