Francs-Tireurs et Chasseurs

Définition et enjeux

Les Tyrtéennes (1872)

Le franc-tireur est le bohème Du chassepot et du canon.
Fidèle à la poudre qu'il aime, Elle est seule à savoir son nom.
Il doit au ruisseau son baptême, S'il n'est né comme un d'Épernon.
Il n'a vécu que par la France, Et pour la France jusqu'ici, La victoire est son espérance; La mort est son moindre souci.
Qu'elle apporte la délivrance, Et sa voix lui dira : Merci!
Si, dès nos premières défaites, La Germanie, ô francs-tireurs!
Avait entendu vos trompettes Sonner sur toutes les hauteurs,
C'est au bout de vos baïonnettes Qu'elle eût retrouvé nos vainqueurs.
Source : Gallica

Portrait de George Alfred Henty George Alfred Henty Les jeunes francs-tireurs (1873)

Nous ne pouvons guère conserver l'espérance de victoires en bataille rangée. Des levées fraîches, quel que soit leur élan, ne peuvent lutter sur le champ de bataille contre des troupes comme celles des Prussiens, et notre seule chance de salut est dans les Francs-Tireurs, qui harasseront sans cesse les flancs et les arrière-gardes de l'ennemi. Chaque pont, chaque bois, chaque village, devraient être défendus jusqu'à la mort.
Source : Gallica

Portrait de Édouard Fournier Édouard Fournier Les Prussiens chez nous (1871)

Le franc-tireur est là, sur tous les points, leur épouvantait; mais ils rendent au centuple épouvante pour épouvante : le village voisin du lieu où ils ont été surpris est brûlé ; le guide, qui les menait sur la route où ils ont rencontré les francs-tireurs, est saisi, fusillé, ou puni, pour le moins., par le pillage et l'incendie de sa maison !
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature