Eugène Muller, Le banquet des centenaires : essai sur l'art de vivre longtemps… (1882)
“ L'âge aidant, la forte nature avait eu raison du danger; mais encore Nichol était-il resté sous l'empire d'une morne douleur. Silencieux, incapable de se livrer à aucun travail, étranger à tout ce qu'il voyait ou entendait, il ne semblait vivre que pour aller deux fois le jour prier et pleurer sur la tombe de son père : à l'aube et vers le coucher du soleil, comme pour commencer et finir la journée avec la même pensée. « C'est bien ! avait dit la vieille matrone, qui était alors l'Esculape du pays, laissez l'enfant user le chagrin; là est le meilleur remède. » ”
