Résumé

Eugène Muller La boutique du marchand de nouveautés… (1874)

Un jour pourtant – ah ! le beau jour pour les rieurs ! ah ! la grande fête pour les moqueurs ! – un jour , à la fenêtre de ce grenier , vers laquelle tant de regards ironiques s' étaient levés depuis cinq ou six mois , n' aperçoit -on pas les deux hommes qui , semblant faire assaut d' entrain désespéré , lancent à qui mieux mieux sur le pavé de la rue toutes les pièces de la fameuse machine ...
Puis on voit sortir de la maison l' horloger , qui , sans doute pour se soustraire aux railleries , se prend
à les prodiguer au malheureux dont le découragement est peut-être son ouvrage .
Source : Gallica

Eugène Muller La boutique du marchand de nouveautés… (1874)

Je les vois encore , ces fileuses aux doigts blanchis , crispés , endoloris par la chaleur de l' eau , où elles les plongent à tout instant ; je les vois installées de côté devant la bassine fumante – et trop odorante – où tournoient les cocons au bout du fil que le dévidoir attire . Je les vois encore ces tourneuses
tourneuses qui dansent en boitant sur la marche ou pédale de la roue , cramponnées d' une main à la corde noueuse qui descend des poutrelles du toit .
Source : Gallica

Eugène Muller La boutique du marchand de nouveautés… (1874)

Pilote sur qui repose le succès d' une complexe manœuvre , il faut que rien ne lui échappe de ce qui se passe , aussi bien à ce comptoir près duquel il gravite , qu' au fond des galeries où sa vue a peine à porter . Pour les clients , il n' a qu' un front sans rides , que des propos sans aspérités , que des regards d' une douceur inaltérable , et que des allures d' affable , d' indifférent rôdeur . Pour sa légion d' employés , toujours apparaît , comme empreint entre ses deux sourcils contractés , le grave souci de l' entreprise dont il assume sur lui la responsabilité
Source : Gallica

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