Résumé

Eugène Muller Le banquet des centenaires : essai sur l'art de vivre longtemps… (1882)

Le routier leva son épée, ses compagnons l'imitèrent, et pendant qu'Anielle, Nichol et quelques enfants restaient occupés auprès du moine : « Rendez-vous à Rome, aux pieds du Saint-Père ! » cria-t-il.
« A Rome! à Rome! » répétèrent plusieurs milliers de voix.
Et les hommes d'armes s'étant mis en marche, le visage faisant faco à l'Orient, une grande masse se précipita à leur suite.
Maître Guy, qui avait pris à la main la bannière de sa petite-fille, la haussait en répétant : « Vendôme! Vendôme ! »
Source : Gallica

Eugène Muller Le banquet des centenaires : essai sur l'art de vivre longtemps… (1882)

L'âge aidant, la forte nature avait eu raison du danger; mais encore Nichol était-il resté sous l'empire d'une morne douleur. Silencieux, incapable de se livrer à aucun travail, étranger à tout ce qu'il voyait ou entendait, il ne semblait vivre que pour aller deux fois le jour prier et pleurer sur la tombe de son père : à l'aube et vers le coucher du soleil, comme pour commencer et finir la journée avec la même pensée.
« C'est bien ! avait dit la vieille matrone, qui était alors l'Esculape du pays, laissez l'enfant user le chagrin; là est le meilleur remède. »
Source : Gallica

Eugène Muller Le banquet des centenaires : essai sur l'art de vivre longtemps… (1882)

Eh! répliqua vivement maître Everard, c'est justement parce que je suis de ton avis que, craignant ce que je dois craindre, je voudrais que. »
Maître Éverard s'interrompit de lui-même devant le regard douloureux qu'il surprit dans les yeux que Nichol fixait sur lui : « Au travail, enfant! s'écria-t-il comme pour trancher brusquement le nœud de la situation embarrassante où il se trouvait ; au travail ! il est bon que tu apprennes ce que peut le travail pour venir en aide au cœur des honnêtes gens. Allons, nous perdons ici le temps à jaser, tandis que la besogne presse. »
Source : Gallica

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