Auguste Villiers

Résumé

Auguste Villiers Le fils de l'assassin (1883)

Bien, fit Armande très émue ; c'est bien, Prosper, allez, merci.
Prosper se retira, et Armande alla devant sa glace rajuster un peu sa coiffure et poser un fichu sur son cou.
La femme n'oublie jamais de regarder si elle est jolie.
Comme l'avait dit Prosper, André Rémy, assis dans sa chambre, était fort triste.
Ah ! il songeait, et il y avait de quoi.Tous ses rêves s'engloutissaient d'un seul coup : Son amour et sa vengeance !
En effet, que ferait-il, loin de l'usine de St-Denis, sans revoir Armande? Il oublierait Billou, ce Billou, ce misérable qu'il avait juré de trouver et de détruire.
Source : Gallica

Auguste Villiers Le fils de l'assassin (1883)

La société ne doit pas répondre au sang répandu par le sang répandu. Elle doit remplacer la peine de mort, cette loi de colère, par une loi clémente, qui pourrait s'appeler la loi du repentir. Revenons à Claude Vincent.
Un éclair rapide jaillit de ses yeux, son grand torse se pencha, et avant que M. Martel eût le temps de sortir son arme de sa poche, l'ouvrier était sur lui.
Billou n'avait pas inutilement vanté la force de son complice, en disant qu'il tuerait un homme d'un coup de poing, car, ce fut seulement un coup de poing que Claude donna sur la tête du malheureux jeune homme.
Source : Gallica

Auguste Villiers Le fils de l'assassin (1883)

M. Martel fit signe qu'il n'avait pas terminé son discours, et le silence se rétablit.
Il continua aussitôt : — Je bois à la prospérité de l'usine et à tout ce qui peut continuer et accroître cette prospérité. Je bois à nos travailleurs aux bras noircis, aux fronts durs, qui sont les piliers immortels de toute œuvre, car à toute œuvre il faut la main de l'ouvrier! Je bois au talent et au génie, car pour faire mouvoir nos machines et nos leviers, il faut du génie pour les inventer, du talent pour les diriger.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature