Constant Améro

Résumé

Constant Améro Miliza : histoire d'hier (1894)

GLIGOR GUNDOULICII
Lorsque Stoïan Doïko pénétra ce soir-là dans sa chaumière, ce fut après avoir pris un chemin détourné, bien connu de sa petite-fille.
A un mouvement d'air, au tournant de la maisonnette couverte de lierre de Vuk Mato, le guzlar venait de reconnaître les approches de son logis, quand Miliza entendit crier Jani. Le guzlar l'entendit aussi, et l'impression éprouvée par lui n'eut rien d'agréable.
Il pensa sans doute entr'autres choses, qu'il s'en
fallait de beaucoup « que le jeune et noble faucon » eût toutes ses plumes !
Darinka guettait le retour du grand-père.
Source : Gallica

Constant Améro Miliza : histoire d'hier (1894)

Tais-toi! Tais-toi!. N'en dis plus un mot!. La vie t'est-elle devenue à charge?.
Dans ce tumulte, au milieu de ces bras agités, de ces cris de colère, Miliza était comme dans une fournaise. Ses joues empourprées accusaient ses efforts pour empêcher son grand-père d'être bousculé, poussé hors du han.
Stoïan frappa avec force sur son genou, visiblement satisfait d'en avoir pu tant dire. Il comprenait ce qui se passait, et il en tirait un bon augure pour le résultat de sa tentative. Miliza, comme tous, saisissait l'ironie cruelle
du langage tenu par le vieillard.
Source : Gallica

Constant Améro Miliza : histoire d'hier (1894)

Devant l'énorme figuier qui couvrait de ses branches et de son large feuillage la chaumière du vieux guzlar, Jani, reconnaissant certainement l'endroit, jeta ses bras en avant, et se mit à crier, comme s'il refusait de passer outre. Personne ne se montra, ne vint à son secours ; et Darinka pensa que sa sœur et le grand-père n'étaient pas encore rentrés. Mais cette rébellion du petit garçon eut le don d'exaspérer l'irritable fille, dont le front gardait un pli.
- C'est bien à nous qu'il veut jeter un sort, à nous et non à d'autres, murmura-t-elle.
Source : Gallica

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