Madame de Stolz

Résumé

Madame de Stolz Le vieux de la forêt (1877)

« Je n'ai plus rien à dire. Quand M. Evrard aura appris de vous qui je suis, il cherchera un autre berger; et ce sera juste. Je n'ai pas l'orgueil de me croire victime. Je n'ai de droit qu'à la pitié et Madeleine n'en a pas eu pour moi ! Oh!
c'est là cette plaie saignante qui ne se fermera jamais!
Vous avez toujours droit à la charité, dit Mme Derby d'une voix émue, et l'homme qui revient au bien, après une longue expiation, peut reconquérir l'estime.
Oh oui, s'écria Isabelle, oui, mon pauvre Cantal; ne vous découragez pas; nous ne vous abandonnerons pas, soyez-en sûr. »
Source : Gallica

Madame de Stolz Le vieux de la forêt (1877)

Les enfants n'ont pas de pitié.
Qu'ils sont méchants ! s'écria Isabelle.
Oui, mademoiselle. Leurs parents leur ont appris à me détester. Pour tous, je ne suis qu'un pauvre chien, bien moins encore, car on ne se méfie pas d'un chien !
Mais, mon brave homme, demanda Mme Derby, vous êtes donc sans famille?
Ma famille? il y a longtemps qu'elle m'a oublié!
Vous n'avez pas d'amis?
Des amis? je n'en ai qu'un, c'est mon vieux coq noir qui mange dans ma main et n'a pas peur de moi. Je l'ai depuis six ans; c'est moi qui l'ai élevé; il mourra de sa belle mort, je ne le tuerai jamais.
Source : Gallica

Madame de Stolz Le vieux de la forêt (1877)

On y va! on y va! à des gens du dehors qui criaient : Au feu !
Éloi avait beau dire bien lentement: « Comment le feu? quel feu? où donc?
Lève-toi, tu le verras, » répondait Marie en retrouvant ses jambes de quinze ans. :
C'étaient les gens de la ferme. Le père Jérôme, revenant la nuit d'une foire éloignée, avait vu des étincelles s'échapper d'une fenêtre basse de la maison du jardinier.
Par un hasard, qui passait aux yeux d'Éloi pour une combinaison satanique, Landry à son retour du bois avait été pris, disait sa femme, d'un mal violent et étrange qui l'avait forcé de se mettre au
lit.
Source : Gallica

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