Madame de Stolz

Résumé

Madame de Stolz La famille Coquelicot (1901)

Décidément Pantaléon n'avait pas les instincts d'un châtelain brillant. Manger peu, être logé mesquinement, ne voir âme qui vive, c'était jusqu'à présent tout ce qu'on savait de lui; mais M. Corbin, habitué, par le commerce des hommes, à voir plus loin que la surface, pressentait la bonté, la douceur du vieillard, sa générosité envers les petits, et la facilité de rapports qu'on aurait avec lui.
C'était assez pour bien augurer de la vie nouvelle qu'on allait mener au Kérouët. Le brave homme ne ferait pas grand bruit dans le pays ; mais du moins on vivrait en paix.
Source : Gallica

Madame de Stolz La famille Coquelicot (1892)

M. Ildefonse se rendit, avec son petit compagnon, dans la salle à manger; et Fernand fut charmé en voyant qu'on avait préparé trois couverts. Du pauvre cousin, il était moins que jamais question; c'était la place réservée à Marie-Thérèse, qu'on invitait pour la première fois. Il s'en montra fort réjoui, bien qu'au fond il regrettât l'absence de Mme Sylvain elle-même, si bien faite pour prendre part à la table de famille, au lieu de dîner seule dans sa grande chambre si triste.
La tendre mère avait mis tous ses soins à rendre belle son enfant.
Source : Gallica

Madame de Stolz La famille Coquelicot (1901)

Mais, Fernand, vous dites que l'humidité entre dans le garde-meuble ; et pourtant les fenêtres ne sont jamais ouvertes, et la porte est fermée à double tour?
— Peu importe. L'humidité pénètre par les moindres fentes des portes et des fenêtres, et même par le trou de la serrure.
— Ah! quel bonheur de savoir tout cela!
— Marie-Thérèse, M. Pantaléon me dit souvent que, si l'on n'était pas ignorant, et si l'on prenait le temps de réfléchir, on n'aurait presque jamais peur; c'est-à-dire qu'on n'aurait peur que quand la réflexion prouve qu'il y a vraiment lieu de craindre.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature