Résumé

Madame de Stolz Les mésaventures de mademoiselle Thérèse… (1898)

Un soir, Catherine, revenant de faire une commission dans un quartier fort éloigné, dit tout haut, en présence de M. Ervéoux et d'Henriette : « J'ai rencontré Mme Castelnau Elle ne m'a pas vue; mais moi, je l'ai parfaitement reconnue.
— Ce n'est pas possible, » s'écria Mlle Delorme.
Henriette devint tout à coup si embarrassée et si rouge que M. Ervéoux pénétra le mystère de l'amitié. Pour lui, il était certain que Mme Castelnau n'avait pas quitté Paris, et que cette prétendue absence n'était qu'un prétexte pour
initier presque forcément Mlle Thérèse aux œuvres de charité.
Source : Gallica

Madame de Stolz Les mésaventures de mademoiselle Thérèse… (1898)

Mlle Thérèse était maintenant convaincue que ce maudit sapajou lui devenait un rival, et que désormais son cher lutin viendrait dans l'impasse non seulement pour elle, mais pour lui. Le pire de tout était que rien ne pouvait la détacher de l'enfant dont la turbulence et l'étourderie lui étaient insupportables; il fallait se résigner à l'aimer quand même.
Mlle Thérèse, qui une heure plus tôt était venue si volontiers voir Camille, s'en alla toute triste.
C'était donc vrai; le lutin aimait le singe! Rien de plus pénible ne pouvait arriver.
Source : Gallica

Madame de Stolz Les mésaventures de mademoiselle Thérèse… (1898)

« Quelle singulière maladie! soupirait-elle
parfois; enfin, d'où souffres-tu? pourrais-tu me le dire?
— De nulle part quand je m'amuse et de partout quand je m'ennuie.
— Et de partout quand tu t'ennuies? En cela, nous nous ressemblons ; mais moi, je ne m'amuse jamais, voilà la différence. » Camille fut reconduite chez sa mère par Ursule, car Mlle Thérèse, hors le cas de déménagement, avait horreur des voyages. Le lutin se mit à pleurer en embrassant sa vieille amie et se mit à rire aussitôt du plus petit incident, ce qui ôta à la séparation tout aspect mélancolique.
Source : Gallica

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