Madame de Stolz

Résumé

Madame de Stolz Les deux reines (2e édition) (1881)

Alors M. Lemaire retira de la caisse une délicate couronne de roses blanches, faite par Olga. Sur un papier, fixé à l'une des feuilles, elle avait écrit : « Tu mérites, par ta bonté, toutes les bénédictions de Dieu! je veux être la première à crier avec ceux qui t'aiment : « Vive la reine ! » — Vive la reine ! » répéta Léonce.
Paule tenait en mains la couronne; elle baissa la tête et laissa tomber deux larmes sur les roses d'Olga.
« Vous voyez, dit-elle à Léonce, ce qu'est devenue ma cousine ?
— C'est vrai, répondit-il, vous l'avez transformée; c'est pour vous une gloire de plus. »
Source : Gallica

Madame de Stolz Les deux reines (2e édition) (1881)

Pouvait-on savoir, quand sa pupille n'avait que huit ans, si la pudeur ne jetterait pas un jour sur son front une grâce touchante ?
Si l'expression de sa bonté ne s'étendrait pas sur ses traits irréguliers, comme un voile qui s'interpose entre la lumière et les défauts d'une œuvre imparfaite?
Il cherchait à encourager Paule, toujours un peu trop portée à se défier d'elle-même.
« Mon enfant, lui dit-il encore, ne croyez pas être mal partagée; Dieu vous a donné beaucoup. La beauté ne dépend pas de soi, tandis que les dons qui vous ont été départis peuvent doubler par la culture. »
Source : Gallica

Madame de Stolz Les deux reines (2e édition) (1881)

Oui, Mme Alban est positivement malheureuse par sa fille adoptive.
— Pauvre femme ! Sa générosité méritait d'être récompensée par la reconnaissance!
Vraiment, plus j'y pense, et plus je crains pour l'avenir de mon neveu, si l'enthousiasme, en lui, nuit au bon sens. Un homme est perdu s'il épouse une fille qui a rendu sa mère malheureuse. Et ici, il y a une maternité de choix, d'adoption, qui rend l'ingratitude tout aussi odieuse.
— Je pense comme toi, mon ami.
— Cette Olga n'a donc pas de cœur?
— Prenons garde, Georges ; il ne faut pas être trop sévère.
Source : Gallica

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