Stéphanie Lockroy

Résumé

Stéphanie Lockroy Les Fées de la famille (1862)

Je ne puis te cacher que si tu ne réussis pas dans ton entreprise, tu resteras toujours dans la grotte aux Fées, esclave de la cruelle Serpentine.
— Ah! je risquerai tout, s'écria Annette; si je ne puis retrouver Pierre, que m'importe le bonheur ?
que m'importe la vie?
— Tu le retrouveras, dit le vieillard attendri; un cœur comme le tien aura sa récompense : Pierre pourrait-il résister à un si tendre amour?
Tiens, voici un anneau surmonté d'une turquoise ; tu vois comme cette pierre est verte et ternie, comme les nuances en sont effacées ; elle est le symbole du cœur de celui que tu aimes.
Source : Gallica

Stéphanie Lockroy Les Fées de la famille (1862)

Elle roula autour d'elle sa grande mante de paysanne et se coucha sur la terre dure et froide. La princesse pleura et se plaignit longtemps, puis elle finit par l'imiter.
Leur sommeil fut agité ; la peur, le froid, la faim, le remords et le chagrin les tourmentaient à l'envi.
La nuit fut longue et triste.
Vers le matin, Amythe, épuisée, recourait de nouveau à sa bague. Cette fois, un pain vint s'offrir à elle : un pain, moins que rien pour celui qui vit dans l'aisance et ne manque de rien, trésor plus précieux que tous les diamants de l'univers pour celui qui souffre la faim !
Source : Gallica

Stéphanie Lockroy Les Fées de la famille (1862)

Roselmida, éperdue, saisie de vertige à cet horrible aspect, s'écria : — C'en est fait! c'est ici que je dois mourir! Je ne reverrai jamais mon père et ma patrie ; jamais je ne pourrai franchir cet étroit espace. Laisse-moi, Amythe ; va, continue ta route, tu es forte et hardie, tu pourras surmonter cet affreux obstacle ; mais moi, il n'y a plus aucun espoir pour moi ! L'eau va m'atteindre et je n'ai plus de forces pour l'éviter ; après cette nuit terrible, ce dernier danger anéantit tout mon courage. Va, sauve-toi sans moi, mon amie.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature