Madame de Stolz

Résumé

Madame de Stolz Violence et bonté (1888)

C'est mystère à cet âge. Les poings dans les yeux, il criait à pleins poumons; et Corentine disait en riant que c'était sa première colère.
Mme d'Embrun le tenait dans ses bras, essayant encore de le calmer, et y parvenant peu à peu.
« Il est bien là, dit Robert, avec un tendre regard attaché sur sa mère si douce ; s'il doit avoir le même penchant que moi, vous saurez le vaincre, et j'espère qu'il vous rendra les armes plus tôt que je ne l'ai fait. Oui, la plus puissante force contre la violence, c'est la bonté. »
Source : Gallica

Madame de Stolz Violence et bonté (1888)

Quand Emmeline passait ses doigts caressants dans les boucles blondes et soyeuses de Robert, elle avait encore, dans sa solitude, un peu de bonheur; mais elle était inquiète, et se demandait si Robert aurait la force de se vaincre, ou s'il serait lui-même vaincu par la colère.
Un jeune homme apparaissait de temps en temps à Hauteroche, c'était Bernard de Salis, frère de Mme d'Embrun, déjà engagé dans le métier des armes, et par conséquent posé, devant le petit garçon, comme un modèle à suivre, comme l'idéal rêvé par ses cinq ans.
Source : Gallica

Madame de Stolz Violence et bonté (1888)

« Que fais-tu, Robert?
— Mes quilles ne veulent pas m'obéir.
— Ah! mon cher enfant, si je me mettais en colère toutes les fois que tu ne m'obéis pas !
Regarde, tu as cassé ma belle coupe, et cela me fait du chagrin. » Le petit garçon voit sa mère attristée, bien plus de l'emportement que de la coupe brisée ; son cœur se gonfle, les larmes lui viennent aux yeux; il tend les bras à sa mère, il regrette,
il demande pardon, il promet que jamais, jamais il ne se mettra plus en colère.
Source : Gallica

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