P.-J. Stahl,
Morale familière : contes-récits…
(18..)
“ Si la vie n'est pas la tenaille qui arrache les pointes qu'il vous cache, le marteau qui enfonce celles qu'il vous montre, je ne crois pas qu'il dépende de l'effort d'un seul de le guérir. Pour moi, si j'étais un susceptible, et si j'avais le bon sens de me rendre compte de mon état et de mon défaut, j'irais chez un menuisier pour me faire raboter, chez un serrurier pour me faire limer, chez Nelaton, Velpeau ou Richard, pour me faire amputer. Le susceptible qui n'a pas le courage de mettre le feu dans son mal est donc, pour le moins, une incommodité, et probablement un danger public. ”
