Marguerite Levray

Résumé

Marguerite Levray Marcelle Le Blézec (1898)

Marcelle s'agenouilla près de lui, et lui baisant les mains :
« Alors, mon bon oncle, je vous supplie de me permettre d'agir.
— Toi! Que prétends-tu faire?
— Je veux... aller chez M. Mathizie. »
M. Preslier, stupéfait, considérait l'enfant timide, qui, dans sa naïve ignorance, parlait d'affronter le terrible usurier.
« Toi! répéta-t-il, ma pauvre Marcelle; mais tu serais brutalement éconduite. Cet homme ne connaît ni respect ni pitié.
— Je ne vous promets pas de réussir. Laissez- moi essayer.
— Non, non, ce serait insensé!
— Pas autant que vous le croyez, » dit-elle.
Source : Gallica

Marguerite Levray Marcelle Le Blézec (1898)

La barbe surtout est un appendice indispensable, et celle de tout ermite qui se respecte ne peut descendre moins bas que la ceinture.
Mais Marcelle eut beau regarder de tous ses yeux, rien de semblable ne se montrait parmi les groupes attardés. Des paysans en blouse glacée, les souliers bien cirés, le chapeau un peu en arrière sur leur tête rasée, la figure rougeaude et placide; des paysannes avec leurs jupes éclatantes, leurs fichus à pointe et la blanche coiffe, qui va si bien aux visages hâlés par le soleil; des enfants gênés par leurs atours du dimanche, voilà tout.
Source : Gallica

Marguerite Levray Marcelle Le Blézec (1898)

Je... je vais mourir, bégaya-t-il. J'ai peur. — Peur du jugement, n'est-ce pas, mon maître? dit Corentine. Mais le bon Dieu est miséricordieux, je vous le disais cette nuit. Il vous pardonnera si vous le voulez, et vous le voulez certainement. Le fils de celle qu'à Lorient on appelait la sainte ne peut pas faire une mauvaise mort. Elle vous aimait bien, monsieur Lucien. Vous en souvenez-vous? Sa dernière pensée a été pour votre âme; et à cette heure encore, dans le paradis où elle est, elle demande votre salut éternel. Vous ne refuserez pas de l'y rejoindre, monsieur Lucien, mon cher maître.
Source : Gallica

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