F. Champol

Résumé

F. Champol,  La Lune rousse... (1903)

“ Léon sentait, pensait comme moi. Il agissait comme j'aurais voulu agir, aucune âme ne me semblait si proche de la mienne.
« Il est bien son frère, ou à peu près, a appuyé grand-père. Ne sont-ce pas tous nos enfants,. de bons enfants! »
Ses grosses joues tremblaient d'attendrissement, et grand'mère se détournait avec majesté, de peur de fléchir tout à fait.
« Non, je ne suis pas ton frère, m'a dit Léon tout bas, de cette voix cassée et douce, si singulière, qu'il a rapportée de Paris. Je suis un rustaud, et tu es, toi, la marraine de ta filleule, tu t'en souviens, une petite reine ! »
”
Source : Gallica

F. Champol,  La Lune rousse... (1903)

“ Qu'en doit penser M. Gaétan, lui dont la tête contient tout le Livre d'or?
Rien ne s'en est plus échappé, et, pour me distraire, on m'a menée voir les clefs de M. Arnaud.
Il en a toute une collection dans la grande bibliothèque qui fait suite au salon, une belle pièce encore.
Mais, mon Dieu! qu'il y fait froid!
Même à Sanglier, avec toutes les portes ouvertes, on ne parviendrait pas à geler comme dans cet hôtel de la Varaudière. C'est une humidité glaciale qui tombe des plafonds, qui sort de chaque coin, comme
si tous les hivers passés s'étaient condensés dans ces vieux murs.
”
Source : Gallica

F. Champol,  La Lune rousse... (1903)

“ « Ce sont des gens du monde, a-t-elle reconnu, trop lancés, je le crains; mais chez nous, vraiment, on ne l'est pas assez. A force de s'encroûter à la campagne, on ne se trouve plus en harmonie avec son milieu social. C'est pour te remettre à ton niveau, Marguerite, que j'ai hâte de t'emmener. »
Et moi j'ai hâte de partir. Je ne veux pas devenir comme tante Anna, quoique je la respecte, ni comme Valentine, pour tant que je l'estime. Je me sens très bien du monde, du même monde que cette petite Yvonne de Montivrier. Elle s'appelle Yvonne. Léon m'a renseignée.
”
Source : Gallica

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