Blanche-Joséphine de Corcelle

Résumé

Blanche-Joséphine de Corcelle Notice et souvenirs de famille (1899)

Bienfaisance est la vertu qui rapporte le plus sûrement, le plus promptement et le plus abondamment des fruits à celui qui l'exerce. Il n'est pas de bonheur que n'augmente, pas de malheur que ne soulage la satisfaction d'avoir adoucit ou consolé l'infortune d'autrui. (Conseils d'une mère à sesfilles, par M. ROEDERER.) Plus nous avons sacrifié pour rendre un homme heureux, plus il nous est cher. Vient-il à mourir, sa mort nous ravit plus que notre bonheur, elle nous ravit le sien. (Comte ROEDERER. Opuscules : Pensées détachées.)
Source : Gallica

Blanche-Joséphine de Corcelle Notice et souvenirs de famille (1899)

Que Dieu donne la force et la résignation nécessaires à la pauvre Cladie ! C'est en Lui qu'elle se confie, et l'espérance d'une vie meilleure, où elle retrouvera ses deux Albert, l'empêche seule de succomber sous le poids du malheur... Sois tranquille sur elle, mon enfant, une foi vive, la tendresse de son mari, celle de sa mère, voilà ses appuis... Pauvre petit, c'est la même maladie que son frère ! Bénissons le Ciel de ce qu'il n'a pas souffert comme lui.
Source : Gallica

Blanche-Joséphine de Corcelle Notice et souvenirs de famille (1899)

Pourquoi cacherais-je ce sentiment à celle qui veut bien le partager avec moi? Oui, ma chère Hélène, il me semble que depuis que nous l'avons commencée, mon cœur n'éprouve plus ce vide qu'il avait auparavant; il avait besoin de s'épancher dans le sein d'une amie. Il l'aurait encore bien moins, si les souhaits d'un mortel pouvaient être exaucés, qui sont de nous voir tous réunis et vivre en famille, avec le père en tête ; malheureusement, cela ne se peut pas. Crois aussi que le désir de cette réunion ne serait pas partagé par moi seul; il le serait encore
par mes frères, ma chère Hélène.
Source : Gallica

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