Léontine de Villeneuve Castelbajac, Mémoires de l'Occitanienne : souvenirs de famille et de jeunesse (1927)
“ A mon début à Chys, en l'automne 1830, le petit salon campagnard était rempli de réfugiés, venus s'y abriter après l'orage de juillet. Battus par la même tempête, unis par les mêmes regrets, nous étions gais pourtant, parce que nous étions jeunes presque tous et qu'il n'y a pas de ciel si noir dans les profondeurs duquel les yeux de la jeunesse ne découvrent un soleil. Ces amis, je les revois et je les entends. C'est un feu roulant de mots heureux, de plaisanteries fines, de riens qui signifient toujours quelque chose avec ces éclats de rire qui font écho. ”
