Adèle Adrienne Siefert, Louisa Siefert (Madame J. Pène… (1881)
“ Grand'mère, enfin voici ce livre, Mon fils premier-né, mon enfant, Qui tout d'abord eut peine à vivre Et vit aujourd'hui triomphant. Mais s'il a trouvé dans le monde Si bienveillant et bon accueil, C'est que longtemps sa tête blonde A ployé, triste, sous le deuil. C'est qu'il n'est pas de plainte vraie Qui ne ravive en chaque cœur La cicatrice d'une plaie, Le souvenir d'une douleur. C'est qu'il n'est rien qui soit encore Plus fort, plus jeune, chaque jour, Que le printemps et que l'aurore, Que la poésie et l'amour. ”
