Madame de Stolz

Résumé

Madame de Stolz Par dessus la haie (3e édition… (1876)

Mlle de Reuilly avait passé une partie de la nuit
près de sa triste couche. L'œil ardent, les lèvres brûlantes, il redevenait malheureux, comme aux plus mauvais jours. On ne savait à quoi attribuer cette rechute, bien que Marie-Aimée répétât, sans comprendre elle-même la portée de ses paroles : « C'est depuis que M. Bellerive a vu M. Quartier par-dessus la haie qu'il est retombé malade. » Mme de Verneuil commençait à s'effrayer..
Toute la journée se passa dans l'inquiétude. Le colonel était péniblement préoccupé de ce jeune homme, qu'on n'appelait plus un étranger.
Source : Gallica

Madame de Stolz Par dessus la haie (3e édition… (1876)

On avait envie de suivre l'ange, on sentait qu'il menait bien au ciel. Par un sentiment de tendresse, mêlée d'une profonde estime, la jeune épouse se plut à lui mettre en main la devise de Sévère, qui doit être celle de toute âme élevée : Dieu, Patrie, Famille.
Quant à l'image elle-même, Sévère l'avait réclamée en s'agenouillant le premier près de la petite servante endormie. C'était son héritage intime, le trésor que lui laissait la pauvre fille,
il ne s'en serait pas départi, car ce trésor avait été celui d'un cœur, bien pur, et lui rappelait le malheur, le dévouement et la reconnaissance.
Source : Gallica

Madame de Stolz Par dessus la haie (3e édition… (1876)

Émilie venait quelquefois conduire où chercher sa mère. Elle était sérieuse, un peu froide ; néanmoins sa froideur accusait, non la sécheresse,
mais la timidité. Sévère osait à peine lui adresser la parole ; c'était la seule habitante des Ormes avec laquelle il ne se sentît pas parfaitement à l'aise, Une gentille personne qui le mettait bien à l'aise, c'était Marie-Aimée. Elle n'avait de l'adolescence que la taille svelte et gracieuse, mais c'était encore une enfant par le caractère, la gaieté, la naïveté. Aussi s'était-elle constituée, comme elle disait, « garde-malade pour rire ».
Source : Gallica

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