Madame de Stolz

Résumé

Madame de Stolz Fauvette : suite de Valentine (1877)

Thérèse avait des extases d'amour maternel.
Son cœur débordait de cette tendresse reconnaissante, que nous sentons pour les dons inespérés. Un moment nous eûmes la pensée que Madeleine pourrait être jalouse; mais la mère et la fille s'entendirent encore sur ce point délicat. Thérèse avait dit à l'enfant : — Regarde ta sœur, vois-tu comme elle est petite ?
- Oh! oui, toute petite! Et moi je suis grande à présent ; j'ai cinq ans !
— Certainement, tu es grande et raisonnable, tandis qu'elle est faible et sans raison. Ah! si tu voulais.
— Quoi donc, maman?
Source : Gallica

Madame de Stolz Fauvette : suite de Valentine (1877)

Thérèse, comme en son enfance, se jeta dans les bras de sa mère et, par sa tendresse, se fit tout d'abord pardonner. Puis elle dit avec tristesse : — Chère maman, il faut tout vous avouer, puisque vous blâmez mon silence; j'avais espéré pourtant endurer seule mon martyre, du moins quelques mois encore.
— Quoi! nous tromper?
— Oui, vous tromper, aussi longtemps que Dieu l'aurait permis.
— Pourquoi te condamner à souffrir toute seule ?
— Je ne suis pas seule. Noélie souffre avec moi. Qu'elle soit ici ou là, je compte si bien sur son amitié !
Source : Gallica

Madame de Stolz Fauvette : suite de Valentine (1877)

A ce moment, un bruit inaccoutumé se fit dans la cour; une voiture roula jusqu'au pied du perron. C'était la pauvre Éva, tête légère, mais cœur d'or, qui, ayant appris par une lettre de Thérèse qu'on espérait posséder Valentine à Sombrailles, était partie de Paris en toute hâte. Elle entra les yeux hagards, l'air affolé; elle tomba dans les bras grands ouverts de sœur Elisabeth, dont le calme sourire ne put maîtriser l'émotion nerveuse de cette femme, habituée à ne rien souffrir, à se révolter contre la peine et la séparation.
Source : Gallica

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