Alphonse de Lamartine,
Balzac et ses oeuvres
(1866)
“ Manon Lescaut, malgré l'enjouement de ses jeunes enthousiastes, vrais ou faux, ne me paraissait qu'un Manuel de courtisane, et son amant qu'un monomane de débauche qu'on ne peut plaindre qu'en consentant à le mépriser. Cependant il m'était tombé par aventure sous la main une page ou deux de Balzac, où l'énergie de la vérité et la grandeur de l'accent m'avaient ému fortement. Je m'étais dit : « Un homme est né ; si l'opinion le comprend et si l'adversité ne l'effeuille pas dans le ruisseau de la rue de Paris, ce sera un jour un grand homme! » ”
