Résumé

Alphonse Constant Le Seigneur de la Devinière. Deuxième extrait des chroniques du joyeux curé de Meudon… (1850)

Pour moi, dans les bouteilles, j'aime mieux le ventre que le goulot ; dans les volailles j'aime mieux la croupe que le col, et dans les femmes j'aime mieux le cœur que la tête. Mais qu'avez-vous donc, maître François?
Vous voilà tout songe-creux et tout pensif : Faisons- nous banqueroute à la joyeuseté? Vive la botte de Saint-Benoît, monsieur le docteur, vous porterez tout seul le bonnet vert, si bon vous semble; pour le moment je m'en dépars, et je soutiens qu'il vant mieux rire.
— Je pense comme toi, frère Jean, et cesse encore une fois de me dire vous.
Source : Gallica

Alphonse Constant Le Seigneur de la Devinière. Deuxième extrait des chroniques du joyeux curé de Meudon… (1850)

Tout ce qui est resté vrai de mon joli songe d'amour, c'est toi, mon bel enfant chéri ! et Violette effleura de ses lèvres le front paisible de son enfant.
Maintenant, ajouta-t-elle, pourquoi le cacheraisje? je n'ai pas honte de lui; j'en suis fière ! Il faut bien que je te montre au soleil pour que le soleil le réchauffe et le caresse. Tout le ciel doit l'aimer et lui faire gracieux accueil, puisque c'est l'enfant du bon Dieu.
— Ma chère Violette, dit maître François un peu
ému, ne seriez-vous pas bien aise de donner un nom à ce petit ange ?
Source : Gallica

Alphonse Constant Le Seigneur de la Devinière. Deuxième extrait des chroniques du joyeux curé de Meudon… (1850)

Adieu donc, méchante Violette.
— Merci, monsieur Jérôme, et ne vous dérangez plus pour moi.
Le cabaretier de la Cave-Peinte s'éloigna lentement, et maître François se rapprochant de la jeune mère : — Enfant, lui dit-il, où avez-vous puisé ces idées étranges ? et pourquoi êtes-vous sans pitié pour un homme que vous pourriez peut-être rendre meilleur? je vous le confesse, j'ai pensé au respect qu'on doit à la Vierge Marie en vous voyant si fière de bien aimer votre cher enfant, et je vous crois pure de cœur et vierge d'âme, ce qui vous anoblit comme femme et comme mère.
Source : Gallica

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