Eugène Muller

Résumé

Eugène Muller Grands souvenirs historiques..… (1902)

Entre les deux golfes de Suez et d'Akabah, formés par la mer Rouge, s'avance au milieu des flots une presqu'île de l'Arabie Pétrée, à laquelle on. a donné le nom de Sinaï.' Comme pittoresque, aucune région ne lui est supérieure : sables brûlants, montagnes rocheuses à jamais stériles, presque sans verdure et sans eau potable, chaleurs étouffantes, rien ne manque à cette portion de terre pour constituer le désert dans toute son horreur. En revanche, les traditions bibliques assurent au Sinaï, dans les annales du monde chrétien, une prééminence presque égale à celle de Jérusalem.
Source : Gallica

Eugène Muller Grands souvenirs historiques..… (1902)

Ce qu'on voit de ces débris atteste la splendeur de la cité ruinée. Sur la plaine jaunâtre, bornée à l'ouest par des collines dénudées, tandis qu'en tout autre sens le morne désert s'étend infini, ici et là se montrent des restes d'édifices grandioses. Tout d'abord le regard s'arrête sur une double ligne de colonnes qui, du nord-ouest au sud-ouest, coupent irrégulièrement le champ qu'occupait la ville. A une extrémité de cette colonnade sont les restes du temple du Soleil, dans les
angles duquel un pauvre village arabe abrite ses huttes de pierre et de terre battue.
Source : Gallica

Eugène Muller Grands souvenirs historiques..… (1902)

Sous un soleil torride, quand l'atmosphère est calme, et plus encore quand souffle le vent du désert, les quelques jours de navigation dans ce golfe sont en effet excessivement pénibles à supporter.
Quand la nuit est venue, l'évaporation intense des eaux de la mer, produite par la chaleur qui s'élève parfois jusqu'à, quarante degrés, remplit l'atmosphère d'un brouillard lumineux ; l'air est saturé d'humidité, aucun souffle de vent ne se fait sentir ; la traversée dans cette atmosphère chaude et humide, véritable bain de vapeur, devient une torture insupportable.
Source : Gallica

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