M. Eugène Flandin, Le Tour du monde
“ La ville entière semble sommeiller. Autour d’elle, la brise seule exhale son souffle et bruit à travers les fleurs de l’île enchanteresse en leur enlevant leurs parfums qu’elle répand dans l’air. Est-ce là cette cité qu’animait une marine si active au temps de Villeneuve ou de d’Aubusson ? Est-ce bien cette place de guerre qui résonnait des fanfares militaires, et qu’ébranlaient les milles bouches de ses valeureux canons ? — Plus rien qu’un morne silence dans Rhodes, autour d’elle une campagne solitaire. Voici trois cent quarante ans que les Turcs sont les maîtres de Rhodes. ”
