Résumé

Léon Feer Les Ruines de Ninive, ou Description des palais détruits des bords du Tigre… (1864)

C'était l'arme de la chasse: il rappelait la domination de l'homme sur les animaux et sur la force brutale. C'était l'arme de la guerre: il rappelait que le roi et le peuple dont il était chef, avaient fondé sa grandeur et ne la maintenaient que par des conquêtes. Tous ces grands empires de l'Orient ne se sont établis que par la guerre; c'est la guerre qui les a fait naître, qui les a soutenus; c'est elle aussi qui les a ruinés. Aussi s'explique-t-on aisément le nombre immense de scènes guerrières représentées sur les murs des palais de Ninive.
Source : Gallica

Léon Feer Les Ruines de Ninive, ou Description des palais détruits des bords du Tigre… (1864)

Il est difficile de dire si c'est elle qu'il faut accepter ou s'il faut lui préférer quelqu'une des précédentes. Cependant chacune d'elles paraît avoir un côté vrai; et, si l'on fait attention qu'il n'en est pas une qui ne touche d'une manière ou d'une autre aux idées religieuses, on ne se refusera pas à croire que les notions attachées à ces figures par les Assyriens aient pu rentrer les unes dans les autres. Ainsi pour les Égyptiens, le roi était toujours un dieu. N'y a-t-il pas lieu de croire que les Assyriens, comme les Égyptiens, ont vu dans leurs rois des apparitions divines?
Source : Gallica

Léon Feer Les Ruines de Ninive, ou Description des palais détruits des bords du Tigre… (1864)

Au commencement de mon règne, je détruisis les armées de Mérodak-Baladan, roi de Karduniach, et de ses alliés, les Susiens, dans la plaine de la ville de Cush. Au milieu de cette bataille, il laissa son armée et s'enfuit seul jusqu'à la ville de Gutz-Umman, et, de là, au pays qui est entre les rivières Agammi et Apparati. Il échappa à la mort; mais ses chariots, ses bagages, et ses chevaux, ses cavales, ses mulets et ses chameaux tombèrent en mon pouvoir. Je montai fièrement à son palais à Babylone; j'ouvris son trésor.
Source : Gallica

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