Eugène Flandin

Eugène Flandin

Résumé

Portrait de Eugène Flandin Eugène Flandin Revue des Deux Mondes

Ce sont les jambages de ces diverses portes qui, avec les blocs évidés en forme de niches et placés dans le même alignement, indiquent seuls la place et la disposition de l’édifice. Ce sont encore ces jambages qui attestent aujourd’hui la richesse et indiquent le caractère de l’ornementation de ce monument. Tous, sans exception, sont couverts de bas-reliefs où l’on retrouve le lion, le griffon, le taureau, et cet autre monstre sans nom, vaincus par ce personnage allégorique que nous avons déjà vu, comme un dieu lare, au seuil de tous ces palais. Le roi est représenté là dans toute sa majesté.
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Portrait de Eugène Flandin Eugène Flandin Revue des Deux Mondes

On ne peut donc pas affirmer, je crois, d’une manière absolue, que les monumens de l’Asie occidentale ressemblent plus à ceux de l’Égypte qu’à ceux de l’Inde. L’édifice découvert près de Mossoul m’a paru une imitation correcte, vraie, finement exécutée des spéos d’Ipsamboul ou d’Éléphanta, et si j’en croyais les taureaux symboliques qui gardent les grandes portes de Khorsabad, et rappellent les éléphans de Carli ou le bœuf Nandi, je pencherais à croire que l’art assyrien a plus d’affinité avec les monumens de l’Inde qu’avec ceux de l’Égypte.
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Pour un musulman, la création date de l’hégire ; pour un chevrier curde ou un chamelier arabe, les années sont des siècles. Bien des fois, en Perse ou en Mésopotamie, on m’a mené au pied d’un vieux mur de mosquée avec autant d’empressement que s’il se fût agi d’une porte de Thèbes, ou bien c’était une pierre ornée de caractères couffiques qu’on me montrait avec autant de complaisance et de satisfaction que si elle eût recouvert les restes de Noé.
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