Nimrod, figure biblique célèbre comme « puissant chasseur devant l'Éternel », incarne à la fois un mythe fondateur et un symbole de force humaine. Les auteurs l'ont interprété à travers des prismes variés : Léon Feer le rattache à l'histoire assyrienne, identifiant ses palais à Ninive, tandis que William Thomas Beckford l'utilise dans une œuvre fantastique pour illustrer l'ambition humaine.
Ernest Henry Shackleton, en nommant son expédition Nimrod, réinvestit le mythe dans l'aventure moderne. Gaston Maspero et Henri Mamet, quant à eux, explorent ses résonances historiques et religieuses, associant son règne à la fondation de Babylone. Ces approches, mêlant archéologie, littérature et mythologie, révèlent un thème transversal : l'ambiguïté entre conquête et excès, le lien entre l'homme et les forces du cosmos.